mercredi 29 décembre 2010

Marcel Pagnol de l’académie Française, un auteur au « racisme subtil » méconnu.


Comme tout un chacun, tout le monde ou presque, connais la pièce Marius de l’illustre Marcel Pagnol.

Mais connaissez vous cette scène, tirée de Marius, dans l’édition non expurgée chez « Fasquelle Éditeurs 1946 », il y a d’autres éditions, dont l’édition originale qui comporte cette scène.

Cette édition contient une scène absente des éditions que j'ai lues jusqu’a présent, la  scène II de l’acte Premier qui commence par :
"Un Arabe paraît sur le seuil. Il est drapé dans les tapis qu'il offre en souriant." Commence alors la première réplique qui est adressée par l'Arabe à Fanny -- "Zouli tapi, mamoiselle ?"

Fanny : (*)
Macache

L’arabe (à un client qui lit le journal sur la terrasse) :
Zouli tapis msiou ? ( le client ne lève même pas la tête ) L’arabe entre dans le bar. Zouli tapis, msiou Marius ! Regarde bien çui-là, msiou Marius : c’est la pure soie du poil de mouton. (il étale un tapis par terre)
.
Marius :
Non, merci !

L’arabe, (ils se tourne vers Escartefigue.)
Choffe malhem ! Cent Francs pour toi, général des bateaux !

Escartefigue :
Non, merci ?

L’arabe :
Tiens, cinquante Francs, Allez va, je ti connais bien, ti donne vingt cinq Francs… Regarde ! (Il lui met son tapis sous le nez)

Escartefigue :
Non, va-t-en il pue ton tapis !

L’arabe, (outragé) :
Bardon, m’siou ! C’est moi qui pue, ci pas mon tapis ! (il étale un tapis au milieu du bar). Regarde bien, m’siou Marius : si tu marche dessus à pieds nus, il te fait des petites chatouilles que tu vas mourir de plaisir !

Marius 
On t’as dit non sale bicot !

La figure de l’arabe change brusquement.
L’arabe

Allech ti goule « sale bicot » ?
Il ajoute en arabe, quelques mots orduriers.

Fanny, à l’arabe.
Allech ti goule adaladour, sidi, (Pourquoi dis-tu des injures sidi ?).

L’arabe.
Lakader el srani goullo « sale bicot » ! Rani ould tajer ! El bouk diali andlou klemçà elf aoudis fi el Marrakech ! (Parce que ce Chrétien m’appelle « sale bicot ». Je suis fils de bourgeois et mon père a cinq mille moutons à Marrakech !)
Ti cause arabe, mademoiselle ?

Fanny
Oui, j’ai habité à Oran.

L’arabe, ravi.
Oran, Zia oulli, m’ziane !
Il va commencer un discours à Fanny. Du comptoir, Marius l’inonde d’un jet de siphon. L’arabe se retourne brusquement et prononce une série d’abominables injures ? Escartefigue ri.

L’arabe, à Escartefigue ;

Qu’est-ce que tu rigole, toi, allouf ?
Il crache dans sa direction et s’enfuit en courant. Marius court à la terrasse et le poursuit d’une bordée d’injures arabes.

Fanny.
Dis donc Marius, je ne sais pas si tu te rends compte de ce que tu dis devant moi !

 Marius.
Je sais que c’est des injures.

Fanny.
Et d’ailleurs, tu les prononces très mal.

Marius 
Ma fille, moi, je suis Marseillais : je ne suis pas né aux colonies, comme toi !

Fanny
Je ne suis pas née aux colonies ; je suis née ici, au quai du Canal, et ne serais jamais allée en Algérie, si mon père n’avait pas été dans les chemins de fer !

Escartefigue
Allez donc ! Tu es revenue d’Oran quand tu avais treize ans !

Fanny
Et après

Marius
Et après ? Tu as tout de la moukère !

Escartefigue, il cligne un œil vers Marius.

Tu parle l’arabe comme feu Abd el Kader, et quand il faut que tu parle Français, ça te gène : tu as un accent étranger. Nettement.

Marius
Nettement

Fanny, elle éclate de rire.
Té, mon œil ! Regarde mon œil !

(…)

On attend avec impatience les réactions indignées du Mrap National, de RESF, de SOS Racisme et autres officines d’ultra gauche d'indignés professionnels et la demande de  débaptèmisation immédiate de toutes les écoles, collèges et lycées portant le nom de l’infâme !

(*) Le rôle de Fanny était à l’époque tenu par Orane Demazis, de son vrai nom Henriette Marie-Louise Burgart, comédienne française, d'origine alsacienne, née à Oran (Algérie) le 18 septembre 1894 et décédée à Boulogne-Billancourt le 25 décembre 1991.Son nom de scène provient de sa ville de naissance et d'autre part de Mazis, une autre ville dans les environs d'Oran.

Michel Alain Labet de Bornay

Post Scriptum : cet article est envoyé à nombre de collèges et lycées Marcel Pagnol, pour étude dont :

A Marseille bien sur : ce.0130037v@ac-aix-marseille.fr


A Draguignan : pagnol83300@free.fr

1 commentaire:

  1. De Bornay, t'as rien d'un aristo, par contre t'as tout d'un agitateur grégaire qui pense pouvoir diviser le monde à son avantage. Tu es démasqué ! Pfff, quand je pense que tout cela ne fais que préparer la prochaine (méga !) baffe inévitable, avec cette arrogance de gosse qui tient tête à l'autorité, c'est pathétique. Continue de creuser, puisque vous êtes incapables de faire autrement !

    PS : un aristo ça agite le monde de l'intérieur, avec sa tête bien faite, et pas dans une école de manière visible avec sa langue piquante de haine... à bon entendeur, pas de salut !

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